Quand l'amour bous piège!

Des trafiquants voulaient les piéger
Des filles en hidjab pour faire passer la cocaïne
Le réseau démantelé par la Gendarmerie nationale utilisait parfois des mineures pour transporter la drogue.
Une jeune fille de 19 ans, A. N., aime S. A. de quelques années son aîné. Normal disons-nous pour une fille de son âge.

Mais cette dernière, ayant une confiance aveugle en l’élu de son cœur, ne s’était pas doutée un moment que leur aventure amoureuse allait se terminer dans une brigade de gendarmerie.

C’est justement dans la brigade territoriale de Bouchaoui que A. N. et une autre fille mineure M. S. (15 ans), sa voisine, étaient présentes pour les fins de l’enquête menée depuis quelques jours et qui a permis de démanteler un dangereux réseau spécialisé dans le trafic de drogue dure, à savoir la cocaïne. Cette poudre blanche, qui fait parler de plus en plus d’elle, ces derniers temps.

L’histoire commence par le récit de A. N. racontant les mauvais moments passés dans une villa aux alentours de Bouchaoui. Elle a fui l’enfer subi, en même temps qu’une autre jeune fille de sa connaissance, une mineure de 15 ans, par deux jeunes hommes âgés de 25 à 30 ans dont l’un n’est autre que son ami et amoureux.

C’est ce dernier qui l’avait attirée dans une villa alors qu’elle se trouvait en compagnie de la mineure M. S. Au début, il était question d’une partie de plaisir qui ne tardera pas à se transformer en cauchemar.

On propose aux deux filles, moyennant argent, de faire passer de la drogue en trompant la vigilance des services de sécurité par leur tenue vestimentaire (hidjab), leur âge et leur corps frêle.

Les malfaiteurs essaient d’attenter à la pudeur des filles en leur faisant consommer de la drogue. Profitant d’un instant d’inattention de ses bourreaux, A. N. quitte la villa pour se rendre directement à la brigade. Dès 9h, le mardi, la villa dans le quartier de Bouachaoui 3 est encerclée.

Le chien de garde à l’intérieur ne facilitera pas la tâche aux gendarmes. Ni encore moins la complicité du commerçant, dont le magasin est situé sous la villa, qui nie la présence de qui que ce soit dans la maison.

Vers 14h, l’assaut est donné, et on arrête deux malfaiteurs. Les gendarmes trouvent sur les lieux des cassettes vidéo pornographiques, des morceaux de kif pour la consommation directe, des téléphones portables, une grosse somme d’argent et des traces de cocaïne.

Dans une des chambres, la fille mineure, sous l’effet de la drogue que lui ont fait consommer les malfaiteurs, était en état d’inconscience.
Les premiers éléments de l’enquête déterminent qu’une quantité de cocaïne a été évacuée juste après que A. N. eut quitté les lieux.

L’on saura également que les deux filles ont été “enrôlées” par les trafiquants pour faire passer la drogue, notamment au niveau des barrages de police de la gendarmerie. Le réseau composé de cinq membres activait entre Oran et Béjaïa.

Hier, un troisième membre a été arrêté dans une maison à El-Biar. Les trois personnes G. S., S. A. et A. R., ont été arrêtées alors que deux autres identifiées sont activement recherchées.

À noter que la villa en question appartient à l’amoureux de A. N., un émigré revenu au pays pour faire “affaire” dans la came.

Dans une deuxième affaire traitée par la compagnie de Chéraga, il s’agit de falsification de documents officiels, timbres fiscaux, cartes grises, certificats de scolarité et cachets.

C’est suite à des renseignements faisant état des agissements d’un réseau de faussaires qu’un véhicule de marque Citroën a été intercepté le 25 octobre dernier avec à son bord A. H., (31 ans).

La fouille du véhicule, qui circulait sur la RN11 à Aïn Bénian, a permis de trouver, cachés sous les tapis, 133 timbres fiscaux de 500 DA, 187 autres de 100 DA, 17 vignettes de
1 500 et 3 000 DA.

Dans la maison du mis en cause, les gendarmes mettent la main sur une autre quantité de timbres fiscaux ainsi que 131 boîtes vides de tabac à chiquer, ce qui ne tardera pas à découvrir un autre trafic lié à ce produit. De même que les mêmes éléments trouvent sur les lieux des certificats de scolarité vierges portant le cachet et l’entête d’un lycée à Birkhadem.

Quant au véhicule qui a fait déclencher l’enquête, il s’est avéré que son numéro de châssis a été falsifié.
A. H. interrogé a avoué faire partie d’un réseau de trafiquants installés à Tébessa.
H. B., son cerveau originaire de Ouenza, dans la même wilaya demeure activement recherché.

Le réseau, apprend-on, se compose de 7 personnes dont 3 sont arrêtées successivement à Ouled Mendil, Douéra et Tébessa. Présentés par-devant le procureur de la République d’El-Harrach, une d’entre elles a été mise sous mandat de dépôt alors que les deux autres sont sous contrôle judiciaire.

Il y a lieu de savoir que ce réseau alimentait la capitale en faux documents comme il a été constaté au niveau d’un kiosque à la périphérie d’Alger. À Ouled Mendil (Douéra), un véhicule Kangoo réformé a été remis en circulation par de faux documents.

ALI FARÈS

Source : Liberté

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 08/11/2007
Rédacteur Agoravox

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