La modernisation s'impose

Les conditions d’hébergement et d’ensegnement décriées
Malaise à l’Université
Les étudiants dénoncent les conditions d’hébergement, de transport et de restauration dans lesquelles ils évoluent difficilement. Les résidences universitaires accusent un énorme déficit en matière de lits, face au nombre grandissant des étudiants.

Plusieurs centres universitaires à travers le territoire national vivent au rythme des débrayages. A Béjaïa, Tizi-ouzou, Es-Senia (Oran), Chlef, Blida, pour ne citer que ceux-là, la grogne gagne de plus en plus du terrain, trois mois à peine après la rentrée.

Dans certains pôles universitaires, la crise a atteint son paroxysme, à l’image des universités Abderrahmane-Mira de Béjaïa et Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. Cependant, cette année se distingue des précédentes par le fait que les étudiants protestataires déclament plusieurs insuffisances et dysfonctionnements, sur les plans social et pédagogique.

Sur le premier point, les étudiants dénoncent les conditions d’hébergement, de transport et de restauration dans lesquelles ils évoluent difficilement. En dépit de leur exiguïté, les résidences universitaires accusent un énorme déficit en matière de lits, face au nombre grandissant des étudiants.

Mal nourris, logés dans des conditions déplorables et transportés aléatoirement, les étudiants, ces fils du peuple, futurs cadres du pays, ne peuvent évoluer. Sur le deuxième point relatif aux conditions pédagogiques, il se trouve que plusieurs étudiants contestent le système LMD (Licence-Master-Doctorat) nouvellement introduit aux universités algériennes.

A Béjaïa à titre d’exemple, la crise est telle que les étudiants ne veulent plus renoncer à leurs revendications, et ce malgré les interventions de part et d’autres, dont celle du premier magistrat de la wilaya afin d’aplanir les différends. Si des étudiants recourent à des actes de violence, en saccageant le resto universitaire et le siège de l’Office des œuvres sociales, c’est qu’il y a le feu en la demeure.

En outre, plusieurs cités universitaires ont été, il y a quelques temps, sujettes à des troubles, à Chlef, Constantine, Annaba, Tissemsilt et à Ben Aknoun et Béni Messous dans la capitale, selon des informations recoupées dans la presse nationale. Le pire dans cette situation c’est qu’elle va crescendo. Les conflits qui opposent les étudiants à l’administration et à la tutelle se corsent davantage.

Les leçons des innombrables débrayages qu’a traversés l’université algérienne ne semblent pas, hélas, donner matière à réflexion sur la gestion de la situation, afin d’améliorer les conditions pédagogiques et sociales des étudiants et redonner ses lettres de noblesse à ce lieu de savoir, générateur d’illustres cadres et de sommités, il y a de cela trente années.

En attendant, le malaise perdure au sein des campus et résidences universitaires, où les étudiants continuent de broyer leur pain noir, en l’absence d’une réelle initiative à même de désamorcer la crise qui gangrène l’université algérienne.

Mokrane Chebbine

Source:  Le Midi Libre, édition du 8 janvier 2008
 
L’Algérie doit investir massivement dans la modernisation de ses universités pour rattraper leur retard sur leurs homologues sud-africaines classées meilleures en Afrique.
samedi 9 juin 2007.

L'université de Boumerdès en Algérie (JPEG) Selon Webometrics world ranking, spécialisée dans le suivi des activités scientifiques et pédagogiques des différentes universités du monde, l’université de Tlemcen dans l’Ouest de l’Algérie, occupe la 39e place, suivie de celle de Batna à la 48e, parmi les 100 universités classées, au niveau africain, dans le domaine de la production de recherches, ainsi que leur rentabilité et leur efficacité dans les différents domaines scientifiques. Par ailleurs, l’université de Boumerdés occupe la 69e place, et l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediene, occupe la 72e place, suivie de l’université de Blida à la 74e place. Les universités sud-africaines occupent les huit premières places, alors que l’université américaine du Caire en Egypte, occupe la 9e place.

Dans le classement africain, l’Algérie est décidément à la traîne. Il est surprenant que l’université de Dar Essalem en Tanzanie, ainsi que les universités du Zimbaoué, de Namibie et du Sénégal aient occupé les places allant de la 13e à la 17e place, ce qui veut dire que ces universités sont plus actives dans les domaines de la recherche, de la publication et des études que les universités algériennes, qui arrivent derrière les universités des petits pays, comme l’université de Mogadiscio en Somalie. Le classement de ces universités s’est appuyé sur quatre critères, qui sont la qualité, le rendement, la méthodologie et l’efficacité, en plus du nombre d’ouvrages publiés, et les interventions dans les congrès et les forums scientifiques sur les cinq continents.

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après El Khabar

Noter cette rubrique

0/10 sur 0 vote

Sélectionnez une note puis validez par "Noter"
Commentaire (0)
Aucun commentaire
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

champ de sécurité

 



Dernière mise à jour de cette rubrique le 08/01/2008
Rédacteur Agoravox

Créer un site web gratuit avec E-monsite.com. - Signaler un contenu illicite - 95.229 ms.
Agenda Culturel - Videos Droles - Humour et Jeux - Clips musique - Cours création de site web - Faire un site